Notre équipe

Anne Desrosiers, Mi’gmaw

Je suis la fondatrice de ce projet. Je suis une femme Mi’gmaq et une survivante de la rafle des années soixante. Je n’ai donc pas grandi dans ma communauté avec ma culture. Dès mes 18 ans, j’ai repris contact avec ma famille biologique et le processus de ma réappropriation culturelle débuta. Double bachelière, dont un baccalauréat en Sciences Politiques avec mineure en Psychologie et un autre avec double mineure en Études Autochtones et Mondialisation. C’est lors de mon premier programme universitaire, au tout début de ma trentaine, qu’on m’a introduit aux mécanismes de colonisation avec des auteurs tel que Frantz Fanon. Mon émancipation fut dès lors propulsée et une guérison profonde prit réellement forme. Je me décolonise en transformant le discours négatif qui a dominé mes 30 premières années de vie et je projette ces changements dans la société par le biais de conférences et de projet multiplateforme comme celui-ci.

 

Katia Filiatrault, Alliée

Je suis née dans une ville de fonctionnaire, où ont grandi mes parents et mes grands-parents. J’ai grandi dans un milieu très privilégié, avec des œillères pour la grande partie de ma vie. J’ai rencontré Anne en 2018 et une belle amitié est née. Sa situation m’avait quelque peu ouvert les yeux sur le reste du monde à ce moment. Elle a été patiente avec moi, elle savait que je n’étais pas tant prête à écouter. En 2019, j’ai déménagé à Kamloops (Tk’emlúps te Secwépemc) en Colombie-Britannique. C’est en 2021 que mes yeux se sont ouverts grands. Je n’avais jamais entendu parlé des Écoles Résidentielles, et là, c’était dans ma cours arrière. C’est là que j’ai commencé mon apprentissage et que je me suis mise à poser des questions et faire des recherches. Je me sens comme en troisième année du primaire dans la matière. Un pas à la fois, en autant qu’on avance! Je participe à ce projet depuis 2022 en faisant la révision des textes avant leur publication. C’est peut-être pas grand chose, mais ça me permet d’aider une amie dans sa mission. Un pas à la fois!

 

Sandrine Marchand, alliée

Bachelière en Conflits et Droits Humains, je possède un intérêt particulier pour les enjeux découlant de la violation des droits individuels et collectifs, tels que les politiques et instruments juridiques internationaux mis en place notamment, ainsi qu’un désir profond à découvrir les cultures fascinantes partout sur la planète. Cependant, ma passion pour les créations de Mère Nature, aider mon prochain et les arts est tout aussi importante dans ma vie. La culture Anishinaabe touchant mon âme dès un très jeune âge, participer à ce projet innovateur, si nécessaire à mon avis pour les Autochtones et Allochtones, est un grand honneur.

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